Le Burn Out


 Le Burn Out :

Pour terminer l’année je vous propose un petit compte rendu sur ce syndrome, encore très mal définie en France. On ne sait pas vraiment encore le catégoriser, il navigue entre Dépression et Troubles de l’Adaptation avec Humeur Dépressive (TAHD). ou Stress posttraumatique ou encore Stress.

 

 A) DES CHIFFRES: Ors 2 à 3 millions de Français sont touchés par un épisode dépressif chaque année.La France est à la 3ème place des pays recensant le plus de dépressions liées au stress (OMS)
19% des salariés souffrent d’anxiété et 4% sont dépressifs.
36% des femmes et 21% des hommes travaillent à un niveau de stress très élevés mettant leur santé en danger.
40% des salariés et 57% des cadres supérieurs se disent stressés
30% des arrêts maladie en Europe sont imputables au stress.

Le burnout a un coût (et il n’est pas des moindres),… que l’on peut juger à ces chiffres :
Les frais de santé engendré par le Burn out sont de 200 millions d’euros.
Le coût social du burnout: 2 à 3 milliards d’euros annuels.
L’ absentéisme du au Burn out: 1.300 millions d’euros.
La cessation d’activité prématurée, décès, autres…500 à 1.500 millions d’euros.

 

B) DÉFINITION :

Vous avez certainement autour de vous une personne en Burn out ou qui l’a été ou qui est en « pré-Burn out » . Alors qu’est ce qui se cache derrière ce terme:  le premier à l’avoir définit est Herbert J. FREUDENBERGER, » En tant que psychanalyste et praticien, je me suis rendu compte que les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. »
Sous la tension produite par la vie,leurs ressources internes en viennent à se consumer ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur,même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. »« L’épuisement professionnel : La brûlure interne », 1980). Il dit aussi c’est « un épuisement des ressources internes de l’individu et la diminution
de son énergie, de sa vitalité et de sa capacité à fonctionner, qui résultent d’un effort soutenu déployé pour atteindre un but irréalisable. Pour Claude Veil, psychiatre français,  « L’état d’épuisement est le fruit de la rencontre d’un individu et d’une situation. Ce n’est pas simplement la faute à telle ou telle condition de milieu, pas plus que ce n’est la faute du sujet.»

Cary CHERNISS psychologue américain approche transactionnelle y voit un « Déséquilibre entre exigences du travail et ressources de l’individu » quand à Ayala PINES
psychologue israélienne approche motivationnelle, considère que c’est une perte du sens du travail et de l’existence, considérant que le travail est une quête existentielle.
Chacun y va de sa définition ainsi  l’OMS considère le Burn Out comme « Un sentiment de fatigue intense,de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail».

Et puis peu à peu le Burn Out est sorti du milieu professionnel pour se vulgariser, concept fourre tout, il devient  non spécifique, et on peut faire un Burn Out au travail……ou il peut être … familial….amoureux… conjugal… maternel ou paternel. Il est définit par  un état de fatigue physique et psychique caractérisé par un manque de motivation et de performance après des mois ou des années de surmenage.

 

C) LES PARAMETRES  qui amènent au Burn Out sont: 1)Charge de travail non contrôlée par le travailleur.  2)Travail imposant un contact continu avec les autres. 3) stress professionnel qui dure depuis longtemps. Ces paramètres peuvent être transposés à la vie personnel :1)Tache imposant un contact continu avec les autres, 2)stress qui dure depuis longtemps ,3)Charge de travail non contrôlée par la personne (ex: maman qui s’occupe de ses 3 enfants en plus de son travail).

 

D) LES 3 COMPORTEMENTS  qui vont favorisés le Burnout sont :

1)le « zélé » acceptant une charge de travail trop lourde. 2) le « déterminé »dont la vie à l’extérieur du travail est peu satisfaisante . 3) l’ « autoritaire » convaincu que lui seul peut faire le travail aussi bien(selon Freudenberger, 1975)

 

 E) Les 4 PERSONNALITÉS  prédisposées au Burnout sont:

1)Le perfectionniste, le désir d’être parfait
Il croit  « devoir être parfait », il est  tyrannique envers soi-même et les autres. Il a des attentes trop élevées et un désir obsessionnel de faire mieux. Du coup  le corps est en grande tension permanente et empêche le lâcher-prise de l’esprit. Adepte du « tout ou rien », le perfectionniste est le candidat de choix au burnout.
2)Le dévalorisé: manque de confiance en soi
Il croit « moins valoir que les autres », Il  travaille trop  pour compenser un supposé déficit. Si les objectifs ne sont pas atteints, l’échec est attribué à une faiblesse personnelle  plutôt qu’à des facteurs externes ou à l’organisation du milieu de travail. Ses attentes sont peu réalistes et conduisent à l’échec et au burnout.
3)Le soumis :manque d’affirmation de soi
Il est incapable de se mettre des limites ce qui engendre une surcharge de travail qui mène tout droit au burnout. Dire « non » ou reporter  une demande sont des attitudes qui sont parfois indispensables. Le soumis ne respecte pas ses besoins et perd progressivement l’estime de soi.
4) L’incompétent: Le manque de compétence
Certains n’ont tout simplement pas la capacité ou les aptitudes pour accomplir leur travail. Ils se font alors violence afin de mériter le respect de leur patron. Ces personnes ne réalisent pas que, dans leur entreprise, d’autres postes conviendraient mieux à leurs capacités.

 

F) LES SYMPTÔMES, ils sont nombreux
1)Les symptômes physiques:

Tachycardie, hypertension artérielle, pathologies coronariennes hyperventilation, asthme
Nausées, douleurs digestives, ulcère gastroduodénal.
Fatigue constante, souvent intense, présente dès le matin.
Sommeil perturbé, non réparateur.
Douleurs diverses céphalées, douleurs musculaires, articulaires ou autres pouvant aller jusqu’à des troubles organiques comme un ulcère gastroduodénal, polyarthrite rhumatoïde
Autres troubles qui vont  du cycle menstruel, des troubles sexuels, des variations de poids, des sueurs excessives , au diabète, en passant par l’ hypercholestérolémie, la vulnérabilité aux infections par baisse du système immunitaire.
2) Les Symptômes émotionnels :
humeur sombre, triste, dépressive,épuisement des ressources émotionnelles,diminution du contrôle émotionnel générant peurs indéterminées, pleurs, anxiété, agitation,irritabilité, hypersensibilité,froideur affective,présence d’accès de colère par diminution du contrôle émotionnel.
3) Les Symptômes comportementaux:
hyperactivité stérile : implication paradoxale en temps de travail sans résultats ni reconnaissance,phénomènes d’addiction à des substances psychoactives (alcool, drogues, médicaments),attitude négative et cynique envers autrui,impulsivité ou à l’inverse procrastination,troubles alimentaires,agressivité envers autrui,repli et isolement total avec conduites d’évitement de la famille, des amis, des  collègues.
4) Les Symptômes cognitifs:
sentiments d’impuissance et de désespoir avec parfois peur de devenir fou,sentiment d’échec et d’insuffisance, faible estime de soi, difficultés de concentration, d’attention et de troubles mnésiques,prise de décision difficile, diminution de la tolérance à la frustration, perception cynique, déshumanisée d’autrui avec pessimisme et diminution de l’empathie, projection des frustrations professionnelles, de l’anxiété et des problèmes sur les autres, développement de mécanismes paranoïaques.
5) Les Symptômes motivationnels:
disparition de la motivation professionnelle,indifférence vis-à-vis des collègues ou clients

 

G) LES 4 PHASES DU BURN OUT

1)La Phase d’alarme : Le stress devient  chronique
petits signes récurrents de stress sur une longue période, la dégradation lente physique puis psychique.

C’est à cette étape qu’il est le plus facile de réagir pour éviter la chronicisation et l’aggravation des symptômes du stress.

Ce que l’on peut faire à ce stade : Se protéger contre la  fatigue et le  stress : Prendre du  repos, Méditer marcher dans la nature, des massages, une alimentation équilibrée et visant à compenser le stress par un apport d’oméga 3, minéraux et vitamines .Identifier les sources de stress, mettre en place une stratégie pour les éliminer ou les diminuer.

2) La phase de résistance
C’est le déni – habituation au stress chronique.
Il y a disparition progressive des réactions physiques d’alarme, accoutumance puis insensibilité du corps à la souffrance.

Ce que l’on peut faire: Le déni empêche la mise en œuvre d’actions salvatrices…sauf si l’entourage fait prendre conscience de la situation. Un solide réseau social peut éviter de sombrer, car il est force de proposition et d’alerte. Là encore une alimentation particulière, Les oligoéléments, les vitamines, les acides gras, les acides aminés, les probiotiques, l’homéopathie…des plantes : millepertuis, safran, rhodiole, ginseng, griffonia…des massages, le yoga, la marche dans la nature  peut vous aider à ne pas basculer.
3) La phase de rupture: c’est l’ atteinte des limites physiques
Il y a perception à nouveau des symptômes disparus à la phase 2.

c’est la phase la plus critique car ne pas réagir ici impliquera des dommages irréversibles avec des conséquences graves pour la vie ultérieure.
Ce que l’on peut faire: consulter rapidement un médecin pour instaurer la stratégie de soins adaptée.
4) La phase d’épuisement ou burnout

L’angoisse est devenue perpétuelle, il y a  épuisement physique et dépression par dérèglement du système de défense. Il est ici trop tard pour réagir.

Ce que l’on peut faire: Prendre un long arrêt de travail et commencer une psychothérapie  pour retrouver l’équilibre mais il restera une hypersensibilité définitive au stress.

Voici un lien où vous pourrez trouver le MBI,(Maslach Burn Out Inventory) test à faire si vous soupçonner un Burn Out chez vous ou chez une de vos connaissance. .

http://www.masef.com/scores/burnoutsyndromeechellembi.htm

On peut actuellement  détecter un Burn Out , par un test salivaire ou par le BNS (Bilan Nutrition Santé, que je peux vous faire faire), des compléments alimentaires existe pour rééquilibrer la chimie du corps dont on sait aujourd’hui qu’elle est en lien avec le psychisme.